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Votez pour vos séries préférées de l’année 2017 !

séries 2017

Évidemment, l’exercice TOTALEMENT subjectif de classement par ordre de préférence est périlleux, jamais satisfaisant, MAIS finalement rassurant. Après concertation de notre team Addict au grand complet, nous avons réussi à déterminer une liste de séries qui ont attiré notre attention pendant cette année 2017 (ou plutôt depuis décembre 2016, les saisons des « tops » créant des zones aveugles où pourtant sont diffusés des programmes de qualité). De cet inventaire, nous vous demandons de tirer un tiercé gagnant !

A la suite de ce sondage vous pourrez retrouvez le top de notre « experte séries », Pénélope.

Vos 3 séries, ou plutôt vos 5 séries de l’année 2017 !

1. The Handmaid’s Tale
(saison 1)

13.7 % des voix

2. Stranger Things
(saison 2)

6.6 % des voix

3. Mindhunter
(saison 1)

avec 4.6 % des voix

3. Narcos
(saison 3)

avec 4.6 % des voix

3. Twin Peaks
(saison 3)

avec 4.6 % des voix

Les résultats détaillés :

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LE TOP DU TOP DE PÉNÉLOPE

Il est évident, vu la quantité de séries, que le temps est notre point faible…! Des dizaines et dizaines de pilotes, des heures et des heures de programmes, du plus surprenant au plus décevant…

Ah on en a bouffé du polar, du complot, du monstre, du frisson, de l’aventure, du passé et du futur, même du sentimental…!

L’absence de certains titres vous paraîtra sûrement bizarre, tant le succès a pu les côtoyer. Je peux aisément justifier pourquoi, par exemple, Big Little Lies ne fait pas partie de mes séries favorites. L’épisode pilote était pourtant renversant. Formellement, c’est un bijou. Sa réalisation, son découpage, son montage, le choix de narration, tout est parfait et donne envie de voir une série exceptionnelle qui ose. Malheureusement, dès le deuxième épisode, toute trace d’originalité s’efface petit à petit, au bénéfice d’un déroulement banal d’une histoire qui le devient aussi. Quant à la résolution de la série, elle tombe sur l’écueil qui avait freiné mon intérêt : la facilité façon Desperate Housewives. Donc, dans un top « déception », elle y aurait une bonne place, mais pas ici.

Une autre série plutôt réussie mais que je parviendrais à classer peut-être en fin de top 10 : 13 Reasons Why. Le découpage et l’écriture sont excellents, la bande-son est superbement anachronique, tout comme le stratagème de narration qui tient la série. Mais justement, tout est tellement écrit, préparé, expliqué, et tout ça par des ados qui parlent un peu trop, trop parfaitement, trop souvent, et comme des adultes expérimentés… que la distance reste grande, et l’implication relative.

Osons un petit conseil de « préservation », qui peut donc vous faire gagner du temps. N’essayez pas Salvation, série présentée comme « catastrophe », mais qui chemine plutôt sur une voie parfumée à l’eau de rose. On relèvera la capacité à répéter « sauver l’humanité » dans chaque épisode, histoire d’être sûr de ne pas oublier pourquoi on est là.

Autre super ratage est dans l’adaptation de The Mist de Stephen King. Le casting raté, le découpage mou, la terreur ne prend pas, même pas deux secondes.

Mais le plus important, ce qui nous réunit ici et maintenant, sont les dix séries qui emportent ma préférence sur la période de décembre 2016 à décembre 2017.

The Handmaid’s Tale

de Bruce MillerHulu

Incontestable série de l’année ! Une adaptation aux petits oignons, une interprétation impeccable, une mise en scène superbe, une image léchée, un propos si juste… le 10/10 de l’année lui est attribué !

Retrouvez l’article complet consacré à The Handmaid’s Tale

The Deuce

de David Simon et George PelecanosHBO

New York, 42e rue, 1971… Le quartier le plus chaud de la ville, surnommé « The Deuce », avec ses prostituées, leurs macs, les clients, et les flics… autant de destins pour certains, de simples histoires tragiques pour d’autres, qui s’ébattent dans une période de bouleversement des mœurs. Certains auront aussi plus de nez pour faire des affaires, quoiqu’il en coûte et d’où coule le sang. Ceux qui sauront s’implanter en réussissant les compromis mafieux, ceux qui paieront la police sans broncher, qui s’organiseront pour entendre au mieux l’évolution rapide de la conjoncture, sociale et idéologique.

David Simon et George Pelecanos signent là une nouvelle performance de narration. Leur point de vue n’est jamais juge, l’œil jamais seulement sur un personnage, ils réussissent à croiser toutes ces vies pour dépeindre un tableau humain, complet, compliqué, où les expériences ne donnent pas l’impression de suivre une logique de scénario bien huilé. Le naturel avec lequel ils imposent les aventures de la dizaine de personnages que l’on suit, le rythme parfait de leur déroulement, octroie à cette série cette deuxième place de préférence pour l’année.

Il faut saluer la performance de Maggie Gyllenhaal dans le rôle de Candy, prostituée sans « protecteur », qui comprend l’opportunité de changer sa vie, et passer du trottoir aux projecteurs du cinéma porno. De comédienne (l’évidence) à réalisatrice (son rêve), il n’y a pourtant PAS qu’un pas à faire dans un univers on ne peut plus phallocrate. La douceur et la force de cette femme !

Prouesse aussi pour James Franco qui joue deux rôles, celui des frères Martino, des jumeaux sensiblement différents dans leur manière d’appréhender les choses. L’un travaille dur, prend des risques pour agrandir son bar, et gagner son indépendance (paradoxalement liée à son accointance avec un parrain) ; l’autre, joueur, parieur, grande gueule, évidemment endetté, et amateur de filles. Les deux frères deviennent petit à petit incontournables dans le quartier et son évolution.

Mention particulière à David Krumholtz, presque méconnaissable, dans le rôle d’un réalisateur porno du nom d’Harvey Wasserman, qui rappelle sérieusement le célèbre Ron Jeremy.

Une distribution proche de la perfection, un tableau loin de la caricature, des cols pelle-à-tarte saufs de la seule cosmétique, The Deuce est une série qui se déroule dans les années soixante-dix, mais qui ne s’en amuse jamais.

Concernant la possibilité de l’excès de scènes de sexe et de tout ce qui y est affilié, la traite de la femme, l’abus de confiance, la violence et toutes les critiques qui pourraient être faites au sujet de la misogynie évidente de ces milieux, autant vous faire une raison : c’est une réalité. Les fantasmes naissent souvent ailleurs que dans le rêve…

Legion

de Noah HawleyFX

Claque monumentale au pilote, qui explose formellement, à la croisée de tous les chemins, façon bord de falaise malgré tout… et on y reste tout le long de la saison 1. Cette promenade hallucinée dans l’esprit schizoïde de David Haller (Dan Stevens qui ne boude pas son plaisir de jouer les dingues) qui se transforme rapidement en fuite éperdue, a réussi à amener le monde des mutants dans une dimension visuelle totalement nouvelle. Une adaptation d’un comics Marvel d’un niveau encore inégalé.

On pourra lui reprocher une mise en scène répétitive, mais surtout délayée au deuxième tiers… Ce produit brindezingue met des baffes tout en faisant bailler, un exploit. Le casting énorme sauve bien des coups, la catharsis fonctionne. On les suivra dans leur deuxième saison, évidemment !

Retrouvez l’article complet consacré à Legion

Mindhunter

de  David FincherNetflix

Mindhunter n’est pas une série policière comme on les connaît, avec les enjeux habituels. Non. Ici, on suit effectivement deux agents du FBI, mais pas au niveau d’une enquête. Mais de leur constat et leur compréhension d’une catégorie de meurtriers violents, observés selon leurs habitudes d’exécution, la gigantesque et nouvelle prise en compte de l’aspect psychologique d’un homicide, qui a créé les prémisses des services de profilers au sein du FBI.

Il s’agit ici de l’histoire de l’évolution des méthodes d’enquêtes qui vont de pair avec l’évolution des investigateurs eux-mêmes. Donc, le but de cette série est de réussir à retracer des parcours individuels et leur influence sur la méthode, dans une équation simple mais compliquée : connaissance associée à expérience sur fond d’instinct et de prospective.

Interroger les tueurs les plus extrêmes, les faire parler, se déverser, lâcher les digues de leurs intentions, les laisser s’expliquer sans se justifier, tel est le point de départ de ce progrès dans la compréhension de l’âme criminelle. Et cette naissance ne se fait que dans les années 70, alors que les États-Unis traversent des crises politiques et sociales énormes, où la défiance est de mise, grâce à deux agents et aux professionnels du comportement avec qui ils ont pu travailler.

L’ambitieux Holden Ford (Jonathan Groff) et le robuste Bill Tench (Holt McCallany) avancent à tâtons, dans la curiosité et l’effarement, entrevoient le pire en essayant de ne pas en sortir trop touchés.

La mise en scène de Mindhunter est superbe. Discrètement, le travail de l’image est incessant. La photo parfaite, les couleurs, le travail de justesse de décor et pourtant sans abus, toujours dans un respect total d’une réalité acquise pour nous aujourd’hui, sans nostalgie aucune… et le duo de comédiens formé de Jonathan Groff et de Holt McCallany fonctionne admirablement. L’un dans un contre-emploi finement maîtrisé, et l’autre dans une interprétation délicate et plus subtile qu’à l’accoutumée.

Alors oui, tout est expliqué, décortiqué, tordu, observé, analysé ou remis en cause, et donc peut être considéré comme verbeux… mais, à mon avis, loin du bavardage.

La saison deux est prévue, attendue pour ma part, vraiment intriguée par ce personnage qui s’incruste dans le tableau, visiblement en préparation de crime. Mais… pas avant fin 2018 !

Retrouvez l’article complet consacré à Mindhunter

Born to Kill

de Kate Ashfield et Tracey MaloneChannel 4

Incroyable histoire de Sam, jeune psychopathe manipulateur et tueur en devenir… ou pas. Son éveil à la vie d’adulte se fait à l’aune du meurtre et de la manipulation. Cette mini-série de 4 épisodes est glaçante, formellement toute humble mais si juste ! Encore une fois, une production britannique nous montre ce qu’il peut exister de pire, honnêtement, sans fard. Mention spéciale à Jack Rowan, alias Sam, superbe.

Beau Séjour

de Nathalie Basteyns et Kaat BeelsArte

Le pays flamand a engendré une série fantastico-policière de grande qualité. Une fois accepté le principe de départ, à savoir une jeune femme se réveille dans une chambre inconnue et comprend qu’elle a été tuée… mais par qui, comment, pourquoi ? Kato (Lynn Van Royen) mène elle-même son enquête et apparaît encore à quelques personnes de son entourage… Le scénario est bon, noir avant d’être policier ou fantastique. Du noir façon Belgique, cru et brutal, frontal. Une image superbe et totalement en cohérence, un découpage plutôt parfait. Et le casting d’inconnus (pour nous, pauvres ignorants des visages du nord) renforce l’impression réaliste qui permet de tenir l’incongruité du scénario jusqu’à la résolution de cette sordide affaire.

Belle et bonne production, et premier rôle très bien trouvé.

Retrouvez l’article complet consacré à Beau Séjour

Ozark

de Mark Williams et Bill DubuqueNetflix

Faut-il aujourd’hui que les comédiens s’auto-produisent pour réussir à faire la preuve de leur qualité ? Jason Bateman n’est pas le roi du charisme, ne frappe pas les esprits, malgré sa présence acharnée depuis les années 80… ici, il joue le rôle principal de cette série « Ozark« , celui d’un père de famille exemplaire en tout, sauf peut-être à un détail près. Il blanchit de l’argent pour le compte d’un cartel mexicain. Il convainc in extremis son « client » qu’il peut faire cent fois mieux en cash dans un endroit stratégiquement tellement bien placé… à Ozark, Missouri. Loin de la ferveur urbaine que connaît ce genre de clientèle ! La série est très bien écrite, Jason Bateman impose sa patte, les personnages secondaires sont truculents (même si un peu caricaturaux malgré tout), et la spirale dans laquelle cet homme entraîne sa famille fait son effet. Surprenante découverte parmi les rôles secondaires : la cruelle Ruth Langmore interprétée par Julia Garner. Un rôle de louve, cruelle et sans pitié, manipulatrice et pourtant touchante. Et Laura Linney, impressionnante.

Sneaky Pete

de David Shore et Bryan CranstonAmazon

Le mec, c’est Giovanni Ribisi. Alias Marius. Taiseux. Malin et manipulateur. Escroc.
Son compagnon de cellule, c’est Pete. Bavard. Qui ressasse en permanence son enfance géniale et la qualité de sa famille, idéale.
Marius est dans la super mouise, recherché activement par Vince, le dernier gars qu’il a essayé d’arnaquer, et à qui il doit une énorme somme de pognon.
Alors Marius décide de se mettre au vert en se faisant passer pour Pete, son pote de cellule qui lui a tant raconté, et qui, lui, n’est pas prêt de sortir de taule.
Marius/Pete ou plutôt Pete/Marius débarque alors dans cette petite ville inconnue, dans laquelle il est supposé avoir grandi, entouré de gens chez qui il va s’incruster sous les traits du petit-fils prodigue.
Le plan paraissait simple.

Sauf que les grands-parents ne sont pas papy et mamie gâteaux. Ils sont “garants de caution judiciaire”, et prêteurs sur gages. Ils ont du pif pour l’arnaque. Mais ils ont de gros soucis de trésorerie. Et le cousin préféré de Pete, sorte de grand ado attardé, fait tout de même partie de la police… Le scénario se tord, se complique et Pete fournit beaucoup d’efforts pour conserver son statut de Pete, éviter de se faire coincer par les sbires de Vince, et sauver son frère, escroc lui aussi, pris en otage par le même Vince.
On vous a dit que Vince était joué par Bryan Cranston ?
On vous a dit que Bryan Cranston a co-produit la série ?
Ici, les tiroirs de scénario sont effectivement nombreux, énormes même, mais Ribisi est parfait, créant un lien malin avec nous, et dans ce fatras qui se resserre autour de lui, l’identification fonctionne malgré tout. Le système n’est pas étonnant, mais est agréable dans son appréciation humaine et la dérive inéluctable de cette histoire de famille.

Et quelle famille !
Alors voilà, la distribution et l’angle d’attaque m’ont eue. Saison 2… l’année prochaine !

Mr Mercedes

de David E. Kelley – Audience

Enfin, oui, enfin une adaptation de Stephen King au niveau de la noirceur dont il est capable ! Enfin et surtout grâce à un diffuseur presque confidentiel, qui n’opère pas de censure sur ses productions, un peu à la façon de Showtime.

Le scénario adapté par John E. Kelley réussit à imposer un terrible Mr Mercedes : ce jeune homme qui n’arrive pas à grandir, enfermé dans une relation catastrophique avec sa mère (Kelly Lynch), et qui décide de se venger du reste du monde en devenant un tueur implacable. Face à lui, Bill Hodges (Brendan Gleeson), montagne d’assurance à l’irlandaise, flic fraîchement retraité, obsédé par le tueur à la Mercedes qu’il n’a jamais réussi à confondre. L’un essaye de ne pas passer son temps à ressasser et l’autre le pousse à ne pas l’oublier. En espérant que le suicide soit peut-être une donnée envisagée…

La vie quotidienne de Bill Hodges prend des airs de test de résistance, la routine s’installe non loin des vapeurs d’alcool, l’ennui et la solitude. Formellement, pas de démesure, pas d’excès, une capacité à être très proche des personnages… et du cran ! Car ici, monsieur, on ose. Pas gratuitement, sans roublardise, sans arrogance. La scène d’ouverture prévient le spectateur, pas d’échappatoire.

Mentions spéciales au casting : Harry Treadaway excelle dans la transcription de ce psychopathe acharné ; Brendan Gleeson épate par son intégrité bourrue rendue si touchante et sensible ; Kelly Lynch impressionne totalement dans le rôle de cette mère alcoolique et incestueuse ; Justine Lupe incarne parfaitement Holly Gidney, un personnage compliqué qui souffre de troubles psychologiques et de TOC…

La bonne nouvelle ? À partir de février 2018, production de la deuxième saison, avec Dennis Lehane dans l’équipe du scénario, pour adapter le deuxième volet de la Trilogie Bill Hodges de Stephen King.

Retrouvez l’article consacré à Mr Mercedes

The OA

de Brit Marling et Zal BatmanglijNetflix

Sa sortie en décembre 2016 la place sur le seuil de ce top, bien devancée par ses congénères si nombreuses en 2017. Cette surprenante histoire, aux contours flous et empreints d’émotion, a fait mouche. Ni la cohérence, ni les faiblesses de scénario ne réussissent à faire passer les couleurs, la poésie, la finesse de ce récit dans le récit.

L’histoire de Prairie, qui réapparaît après sept ans, sans aucun souvenir, et sa recherche d’absolu, de réponses insensées et de lien humain ; le destin de ses amis, actuels et passés, qui l’aident à entrevoir la réalité et bien au-delà ; et les questionnements que le tout soulève.

Brit Marling et Zal Batmanglij signent là un ovni dont on attend avec impatience le volet suivant. Février ? Avant ? Netflix annonce « SOON ».

Retrouvez l’article complet consacré à The Oa

Vous pouvez voter jusqu’à dimanche soir pour vos 3 séries préférées.

Et rendez-vous alors pour découvrir VOTRE série 2017 !

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